Suite sur la Verite d'aujourd'hui, par Jose de PERERA

Publié le par ayubowanne

Place dans le monde

Pourtant géographiquement parlant le Sri Lanka est un petit

(environ 200km de large sur 400km de long) mais beau pays.

Un joyau dans l’Océan Indien avec son micro climat,

chaud et ensoleillé dans les plaines, fraiche dans les hauteurs

et le tout est bordé de magnifiques plages de sable.

Certaines régions, comme dans l’Est du pays,

la plage est encore vierge de tout être humain.

Cependant avec le tourisme, principale ressource du pays,

les étrangers ou foreigners comme ils les appellent, venant d’Europe,

d’Australie, de Nouvelles Zélande, du Japon, de la Chine,

des Etats-Unis, ne respectant pas la tradition et soudoyant

avec leur argent les autochtones, le pays se dégradera

avec le temps, dans un avenir très proche.

Avec les touristes, il existe un genre de parasite social,

ce sont les soi-disant guides qui subsistent lorsqu’ils

emmènent un acheteur vers un magasin ou boutique et touchent

une commission variant entre 10 et 15% du montant des achats.

Ce qui fait que volontairement ou non cela incite les autochtones

à ne pas travailler, mais à vivre sur le dos des touristes.

Le Sri Lanka a encore et conserve ses traditions alors que d’autres pays

en voie de développement ou développé ont négligé ou oublié.

Le Gouvernement table sur la fierté nationale pour faire oublier la misère.

 


Enjeu politique et commercial

Le Sri Lanka est situé sur la route maritime entre l’Asie et l’Afrique.

La Chine ainsi que le Japon actuellement y convoitent pour

en faire une base navale idéale, pour ses navires de guerre

ou marchandes en route vers l’Afrique, le Moyen Orient

et l’Europe (en passant par le canal de Suez, vers la Méditerranée).

La Chine est sur le point d’achever la construction d’un port au Sud

du pays avec l’aval de l’Inde. Les Etats Unis n’en ont pas besoin

puisqu’ils ont déjà, depuis longtemps une base navale en Thaïlande.

L’Europe quant à elle, est nombriliste et se contente de l’Afrique du Nord,

à l’exception de l’Allemagne qui a des visions et des ambitions

sur le marché asiatique. Par cette position géographique convoitée

par d’autres puissances, le climat politique a tendance à être despotique,

dirigé par un seul homme et ou une seule famille et soutenu par les pays

qui exercent une influence afin de préserver leur autonomie et présence dans le pays.

 

 

 

Corruption

Que veut dire corruption ? La corruption politique est un detournement

 

 

de l'utilisation du pouvoir public dans le but d'en retirer des avantages

illégaux (hommes politiques, partis politiques, élus, membres du gouvernement).

On appelle corruption lors qu’une personnalité politique accepte un cadeau

très onéreux ou de l’argent et accorde en contre partie une décision

ou un faveur (marché public, autorisation administrative concernant un marché

à l'exportation, une autorisation de sortie du territoire, une décoration,

une autorisation de transfert de siège social, etc.). L'abus de pouvoir est aussi

une manifestation de telles pratiques (favoriser le recrutement d'un individu,

création d'emploi fictif, sur-rémunération, licenciement de complaisance, etc.).

Toutes les formes de gouvernement sont susceptibles d'être corrompues politiquement.

Les formes de corruption varient, allant des plus communes telles que le patronage,

l'extorsion, le trafic d'influence, la fraude, aux plus complexes, comme l’utilisation

de bouc émissaire, de membre de la famille ou de blanchiment d’argent et

transfert de devises vers des comptes bancaires situés dans d’autres pays.

Ce qui constitue la corruption diffère selon les pays et les législations.

Certaines pratiques politiques sont légales dans un pays et sont illégales

dans un autre. Lorsqu’on est invité à un repas, à une fête, anniversaire,

réveillon, mariage, la coutume veut que l’invité apporte un cadeau.

Peut-on dire que c’est de la corruption, surtout si la personne qui vous invite

est haut placée ? Lorsque la banque vous soutire de l’argent pour un prêt,

peut-on dire que c’est de l’extorsion ?

Au restaurant, le pourboire qu’on laisse au serveur, est –il une forme de corruption ?

La commission qu’un vendeur touche auprès de son patron est-il un vol ?

Les honoraires d’un avocat, d’un médecin sont le prix qu’on doit payer

pour obtenir ce qu’on espère sont-ils extorsions ou corruptions ? 

 La frontière entre ce qui est légale et ce qui est corruption,

est très flou et très mince. Entre la légalité et la corruption, la marge est minime,

la ligne de démarcation est élastique.


Au Sri Lanka, un cadeau est monnaie courante pour un service rendu.

Vous rendez visite à un ami, le plus souvent à l’improviste, même sans être invité,

la coutume veut que vous ne veniez pas les mains vides. Les Sri Lankais

sont tellement habitués de recevoir un cadeau lorsqu’ils font ou ne font

pas quelque chose pour vous, que la corruption qu’on décrit, a une autre

signification pour eux. Pour les Sri Lankais, c’est un cadeau et il varie

depuis la cigarette jusqu’au gâteau ou enveloppe contenant de l’argent,

et cela dépend du service rendu. Le service rendu doit être égal au cadeau reçu.

Ainsi la corruption comme on le nomme existe à tous les échelons et à tous

les corps de métier. La majorité (80%) des « cadeaux » sont perçus par les policiers,

car une effraction est vite commise et vite aussi « oubliée ».

Puis viennent les employés administratifs, car on n’a pas à attendre

et faire la queue, et enfin, viennent les juges des tribunaux, pour que les procès

ne trainent pas en longueur, ou perdre un procès qui peut coûter plus cher qu’un « cadeau ».


Pour combattre la corruption, il faut redéfinir la morale et ce, chez les tout jeunes. 

 L’éducation que les jeunes reçoivent actuellement, n’est pas suffisante

si on n’inclut pas une grande dose de morale. Il faudrait de la patience

et attendre au moins une génération pour voir l’exclusion de la corruption

dans la société Sri Lankaise.

 

 

 

Organisation

Le Sri Lanka souffre d’un manque d’organisation surtout dans l’Administration.

Car l’Administration conserve encore le principe archaïque, héritage

de la colonisation, où tout doit passer par le colonisateur ou Chef.

On le voit bien à travers le système de gestion à la Taylor. Les ministres,

et il y en a trop (+ de 100 pour un tout petit pays) se disputent pour la main

mise de l’autorité comme par exemple le Ministère des Affaires Etrangères

qui distribue des diplômes à la place du Ministère de l’Education.

Chacun marche sur les plates bandes de l’autre ou s’approprie le travail de l’autre,

afin de se faire valoir auprès du Chef du Gouvernement. Le Chef d’Etat

n’ayant pas une majorité politique, et pour cause, depuis l’Indépendance,

le pays a vu fleurir des organisations politiques de tout bord, comme un arbre

au printemps, essaie de concilier avec tout le monde en nommant des Ministres à tout va.

Il y a un Ministre de la religion Catholique, un autre de la religion Musulmane,

un autre de la religion Tamoule, sans compter les députés et Ministre Bouddhiste,

pour ne citer qu’eux parmi tant d’autres. Ce qui entraine des rivalités entre Ministres.

Récemment, le Ministre de l’Education, craignant une propagation de la grippe A1H1

a décrété la fermeture de toutes les écoles publiques

(les écoles privés ne suivent pas la directive gouvernementale) pendant une semaine.

Ce qui entraine, une polémique avec le Ministre de la Santé, qui estime

que c’est à lui que revient la décision de la fermeture des écoles.

Une directive ou un décret du Gouvernement n’est pas explicite à ceux qui l’appliquent,

c'est-à-dire les représentants de l’ordre. Un exemple, le Gouvernement a décrété

qu’il est interdit de fumer dans les lieux publics. Pour la police, les lieux publics

signifient là où il y a du monde, ainsi il est interdit de fumer dans la rue,

par contre un magasin est un lieu privé, donc vous pouvez rentrer dans un magasin

et fumer tranquillement votre cigarette. Et ce cirque a duré pendant plus d’un mois

avant que des instructions plus précises ne parviennent aux policiers.

Les Sri Lankais sont par nature paresseux. Cette paresse est due à la chaleur tropicale.

Il en est de même dans les pays situés sur ou près des tropiques. Confucius

avait dit « ne donnez pas de poisson à un pauvre, mais apprenez lui à pêcher.

Malheureusement, les Sri Lankais ne veulent pas apprendre.

Ils préfèrent qu’on lui donne à manger. Avec le Tsunami, les Sri Lankais

disaient que ce n’est pas de l’eau de mer qui arrive sur la terre ferme,

mais de l’or. D’ailleurs le Tsunami a servi de leçons pour les pays donateurs

en ce qui concerne l’aide alimentaire et économique. Le tremblement de terre en Haïti

a donné l’occasion aux pays donateurs et à l’ONU l’occasion de ne plus commettre

la même erreur. Le pays a connu des propriétaires terrien posséder plusieurs

bateaux de pêche qu’ils sous louent à de vrais pêcheurs.

Des familles dont tous les membres ont chacun une maison toute neuve.

 

 

 

Mouvement migratoire

Le Sri Lanka connait un flux migratoire (saisonnier) de la campagne

vers les agglomérations. Pendant la saison sèche et en attendant la saison des pluies,

la campagne se vide. Les gens émigrent vers les villes, en famille pour

la plus part des cas, afin de survivre. Ils construisent des abris de fortune

dans la périphérie des villes. Ces bidons villes sont devenues avec le temps

des constructions en dure, dépourvues d’électricité, d’eau et de sanitaire.

Le pire, c’est que ces bidons villes sont incontrôlables, non sécurisés,

genre favelas à Rio de Janeiro. On y trouve de tout, depuis la traite

des enfants jusqu’à la drogue en passant par les produits volés.

Après le Tsunami, le Gouvernement a déporté les habitants des bidons villes

vers leur village d’origine. Mais en vain, car après un certain temps ces gens

reviennent et reconstruisent de nouveau. Ces gens sans formation, ni éducation.

La plupart d’entre eux, pour survivre effectuent les basses besognes

comme débardeur ou porteur, voire mendier ou voler. Le Gouvernement

a essayé en vain, de les reloger dans des maisons en dure, avec tout le

confort moderne. Malheureusement, quelques mois après, ces maisons,

non seulement ne sont pas entretenues, mais en plus elles sont pillées.

Il n’y a plus d’ampoules, de fils électriques, de canalisation d’eau et encore

moins de sanitaire. Les éviers, lavabos, robinets, bref tout ce qui ce que l’on

peut  trouver dans une maison, ont disparus dans la nature et revendus sur le trottoir.

 


Santé

Les Sri Lankais mangent avec les doigts de la main droite, car la main gauche

est considérée comme impure. Cependant les règles primordiales d’hygiène

ne sont pas respectées. On ne lave pas souvent les mains avant de se mettre à table.

A cet effet les troubles gastriques sont fréquents. Pour un Sri Lankais, avoir du ventre est un signe de richesse extérieur, car on a les moyens de s’offrir un repas. Or, la majorité des Sri Lankais ont du ventre, non pas parce qu’ils sont à l’abri des besoins, mais parce que la cuisine Sri Lankaise est très épicée. Les gens avalent la nourriture le plus souvent, sans mastiquer.  L’estomac n’a pas le temps de digérer, car on grignote à longueur de la journée entrainant ainsi un gonflement stomacal et des troubles digestifs. Une malnutrition entraine une dilatation de l’estomac.

En Afrique, les enfants sous alimentés ont tous un ventre gonflé, sans pour autant qu’ils sont bien nourris.

A la campagne, où il n’existe ni eau courante, ni électricité, les villageois se lavent dans des mares d’eau stagnante, véritables bouillon de culture. Là où il n’y a pas de cours d’eau, un puits alimente plusieurs villages en eau.

Pendant la saison sèche, les gens doivent parcourir parfois plusieurs

kilomètres pour trouver de l’eau .Des cas de dysenterie, de malaria,

de tuberculose, de diabète, de dengue pour ne citer qu’eux sont apparus

un peu partout, même dans les grandes agglomérations.

La médecine moderne est inexistante ou onéreuse. Les habitants

ont recours à la médecine traditionnelle, à base de plante.

Les malades transportés à l’hôpital sont presque mourants ou meurent car

il est trop tard pour les guérir. Les médecins sont mal formés ou ne sont

pas informés sur les produits médicaux nouveaux. Le seul remède qu’ils

connaissent c’est la Cortisone, considéré comme produit miracle,

et est appliqué à tous les patients. Le pays manque atrocement de

médicaments, de matériels chirurgical, de personnel qualifié et de locaux,

surtout à la campagne.

 

 

 

Construction et urbanisme

L’urbanisme est un mot barbare que l’on ne connait pas.

Chacun construit comme il peut et comme il veut. Il n’existe pas de plan

ni de règle d’urbanisation, y compris dans les grandes villes.

Le plan cadastre le plus souvent est introuvable, parmi la montagne de papier

accumulé par l’Administration, dans les mairies. Les maisons poussent au gré

du bon vouloir du propriétaire. Les immeubles s’érigent en hauteur sans uniformités,

et vu de loin on dirait les dents d’une grande mère.

La construction s’effectue au coup par coup, selon les moyens financiers

dont on possède. La maison ou l’immeuble est parfois inachevée faute

de moyens et demeure ainsi pendant des années. Les promoteurs et

entrepreneurs sont inexistants. On prend un travailleur manuel et on lui

dit d’ériger un mur, un plancher ou un plafond. Le béton est composé

d’une grande quantité de sable et de gravier mais peu de ciment.

Si par malheur, il y aurait un tremblement de terre, le désastre sera

beaucoup plus grand qu’à Haïti. Ce n’est pas de la construction,

mais du bricolage. Une fois que le béton est coulé et les murs érigés,

on commence à faire l’installation des tubes de canalisations d’eau et

des fils électriques, soit en perçant les murs, le plancher et ou plafond,

soit en les faisant courir le long du mur à l’intérieur comme à l’extérieur de l’édifice.


La plupart des villes n’ont pas de système d’évacuation d’eaux usagées.

En période de mousson, des torrents d’eau se forment et inondent les rues

rendant la circulation impraticable.

Le ramassage des ordures ménagères s’effectue à la main et chargé

sur une carriole. La population jette les détritus sur le trottoir nourrissant

ainsi les chiens errants et les corbeaux. Le recyclage des déchets et ordures

ménagères est inexistant. Les décharges publiques sont à plein ciel créant ainsi,

non seulement une pollution atmosphérique pour les habitants aux alentours,

mais aussi un risque d’épidémie due aux facteurs microbiens transportés

par les animaux tels que rats, oiseaux, chiens errants.

A part la pollution odorante des décharges publiques, il faut mentionner

l’existence de pollution de l’air par des bus et des voitures dont la vétusté

laisse à désirer, puis vient la pollution sonore. Les transports en commun

sont d’âge canonique avec des moteurs rafistolés et bricolés. La plupart

du temps avec deux véhicules accidentés, on en fabrique un nouveau.

S’ils ne tombent pas souvent en panne, ils dégagent une fumée noire

et dense sur son sillage. Sur la route, par soucis de rendement,

les conducteurs se surpassent en vitesse afin de recueillir le maximum

de passager possible. Il n’est pas rare de voir une centaine de passagers par bus,

que ce soit urbain ou interurbain. Les arrêts de bus existent comme les feux

de croisement, mais c’est seulement pour la décoration. Il faut être vigilant

lorsqu’on roule derrière eux, car les arrêts sont fréquents et imprévisibles.

Les règles de conduite, en ville comme à la campagne, ne sont pas respectées

et on utilise beaucoup plus d’avertisseur que de frein. Les Sri Lankais disent

qu’il existe deux calamités sur les routes : ce sont les tuk-tuk et les Tata

qui sont pilotés par des toc-toc, c'est-à-dire des cinglés.

Les tuk-tuk ce sont des transports à 3 roues et les Tata ce sont les bus

et camions de marque Tata, fabriqués en Inde. Les conducteurs de tuk-tuk

comme de Tata ignorent le code de la route. Les queues de poissons

sont fréquentes et la priorité est inexistante. Qui de mieux passe avant l’autre.

Un occidental s’il monte dans ces transports doit avoir le cœur solide sinon

c’est la crise cardiaque garantie. Les représentants de l’ordre avec de tels

infractions sont sûrs d’arrondir leur fin de mois (cf. Paragraphe : corruption).

La qualité des routes est, depuis ces dernières années, améliorée,

mais seulement pour les grands axes, alors que les petites routes laissent

encore à désirer avec des ornières et des nids de poule.

 

 

 

Plantation et mode alimentaire

Le climat du Sri Lanka est favorable à toute sorte de plantation ou culture.

Dans les hauteurs, on peut obtenir des fraises comme des raisins ou pommes. Il en est de même pour les légumes. Malheureusement le Sri Lankais est habitué à consommer du riz avec des lentilles (dhal), du coco râpé mélangé avec de l’oignon et du piment (sambol), et des poissons séchés (très bon marché). Les légumes comme l’aubergine, la carotte, la tomate sont entrés récemment dans l’habitude alimentaire mais pas suivi par tout le monde.

La cuisine est très épicée car le pays regorge d’épices. Le poivre ainsi que le piment (rouge et séché) sont utilisés en grande quantité entrainant des troubles gastriques ou ulcères d’estomac. Le pays peut produire d’autres fruits comme légumes, mais le problème est que le marché intérieur de ces produits est restreint.

La population devrait apprendre à cuisiner avec de nouveaux légumes et manger de nouveaux fruits. Actuellement ces fruits et ces légumes sont encore onéreux pour le simple habitant, car comme la demande est faible, le coût de la production est grand, entrainant un prix de vente assez élevé.

Il faudrait éduquer dès l’enfance, dans les crèches et écoles maternelles,

les jeunes à consommer autre aliment que du riz, dhal, sambol et des poissons séchés.

Par josedeperera.over-blog.com

 

 

Publié dans Synthese

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